Migraines et respiration : une progression qui m’a marqué
Sept années de migraines, sans amélioration durable
Une jeune cadre de 28 ans me consulte en acupuncture. Elle est complètement épuisée par de grosses migraines ces sept dernières années. Elle a déjà vu plusieurs spécialistes, consulté en ostéopathie, réformé sa diététique, et elle prend un traitement médicamenteux très lourd, sans véritables améliorations. Elle se trouve freinée jusque dans sa vie sociale et elle espère beaucoup de notre rencontre.
La séance d’acupuncture ne produit malheureusement aucun effet !
Mais je crois savoir pourquoi.
Crédit photo : Engin Akyurt sur Unsplash
Une respiration rapide et superficielle
Elle semble très mal s’oxygéner. Sa respiration est superficielle et se répète plus d’une trentaine de fois par minute.
Je décide de la rappeler quelques jours plus tard pour lui faire part de mes observations et mettre en lumière combien elle pourrait économiser de l’énergie en apprenant à respirer plus lentement, et en quoi cela favoriserait une meilleure circulation sanguine au niveau cérébral. A mon sens, cela pourrait contribuer à diminuer ses maux de tête.
Elle s’engage et décide même de consacrer 50 minutes de son quotidien à entraîner sa physiologie respiratoire (Méthode Oxygen Advantage®) ! A ce stade, je suis à la fois enthousiaste et circonspect. Va-t-elle tenir un tel engagement ?
Les premiers changements après le début de l’entraînement
Au bout de 8-10 jours, elle commence à sortir du brouillard et ses migraines sont moins fréquentes et moins vives.
En montée, elle garde une respiration calme et nasale
3 semaines plus tard, je programme de mettre beaucoup de dénivelé dans sa séance de coaching. Non seulement elle ne s’essouffle pas, mais elle maintient une respiration calme et nasale pendant toute la montée !
Ca va plus loin ! Elle n’a eu que deux migraines dans les quinze derniers jours, qu’elle a vite corrélées à une respiration désajustée, sur laquelle elle reprend rapidement la main, empêchant la douleur de s’installer.
C’est vraiment là que je situe la beauté de mon métier : être témoin de tels engagements et de telles évolutions.
Je prends une nouvelle fois conscience de la pertinence de mon accompagnement, basé sur la réhabilitation d’un processus physiologique majoritairement inconscient et donc rarement pris en compte.
Un an après, elle entretient ses acquis
Un an s’est écoulé depuis cet accompagnement, et j’ai pris soin de l’appeler aujourd’hui avant de vous partager son parcours. Elle continue d’aller bien en entretenant ses acquis respiratoires, et sa performance en entreprise est cohérente avec ses ambitions.

